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·5 min de lecture

Ma Steam Machine DIY à moins de 500 €

Une console de salon faite maison, sous SteamOS, pour jouer confortablement en 1080p sans se ruiner. Et face à une PS5, elle se défend très bien.

#gaming#steamos#diy#homelab

Épisode 1 sur plusieurs. Cet article n’est qu’une présentation initiale du projet : le choix des pièces, le budget et le comparatif avec une PS5. La suite arrivera dans les prochains épisodes : le montage du PC dans son boîtier, l’installation de SteamOS, d’EmuDeck et de tous les jeux, puis des tests en conditions réelles.

L’idée

Je voulais une vraie console de salon : on allume avec la manette, on joue depuis le canapé, et on ne touche jamais à un clavier. Mais je ne voulais ni payer le prix d’une console récente, ni maintenir un Windows de plus.

La réponse tient en un mot : SteamOS. Depuis la version 3.8, Valve permet de l’installer officiellement sur un PC de bureau équipé d’une carte graphique AMD. On obtient l’interface de la Steam Deck sur la télé, avec Proton pour faire tourner l’essentiel de la ludothèque Windows. Bref, une Steam Machine maison.

Le cahier des charges était simple :

  • moins de 500 € tout compris ;
  • du 1080p fluide sur l’immense majorité des jeux ;
  • silencieuse, puisqu’elle vit dans le salon ;
  • évolutive : une pièce qui vieillit se remplace, sans racheter toute la console.

Le matériel

La carte mère, le processeur et son ventirad, la mémoire et le SSD

Pièce Modèle Prix
Processeur Intel Core i5-12400F (6 cœurs, 12 threads) ≈ 120 €
Carte mère MSI PRO B760-P WIFI DDR4 ≈ 100 €
Mémoire 16 Go DDR4 (2 × 8 Go) ≈ 35 €
Stockage SSD NVMe 256 Go ≈ 20 €
Carte graphique AMD Radeon RX 6500 XT (occasion, Vinted) 70 €
Ventirad ventirad tour ≈ 20 €
Alimentation et boîtier — ≈ 80 €
Total ≈ 445 €

Quelques choix qui expliquent le prix :

  • Le i5-12400F n’a pas de partie graphique intégrée (le « F »). C’est moins cher, et ce n’est pas un problème, puisque tout passe par la carte graphique. Avec ses 6 cœurs et 12 threads, il a largement de quoi suivre en 1080p : ce n’est pas lui qui limitera les performances.
  • La carte mère a le Wi-Fi et le Bluetooth intégrés, pratique pour les manettes, et elle reste en DDR4, bien moins chère que la DDR5.
  • Un petit SSD suffit : les jeux rétro et les sauvegardes vivent sur mon NAS, partagés sur le réseau. Le SSD ne garde que le système et les jeux du moment.

La carte graphique : une Radeon RX 6500 XT

  • La carte graphique vient d’occasion, achetée 70 € sur Vinted. Une carte de cette génération se trouve facilement à ce prix, et c’est la plus grosse économie du projet.
  • Une carte AMD, ce n’est pas un hasard : SteamOS s’appuie sur les pilotes libres Mesa, et c’est avec les Radeon qu’il fonctionne le mieux. La RX 6500 XT est petite, sobre et silencieuse, et parfaite pour viser le 1080p.

Soyons honnêtes sur ses limites : avec ses 4 Go de mémoire vidéo, elle n’est pas faite pour la 4K ni pour les gros jeux récents en réglages « ultra ». Mais en 1080p, avec des réglages moyens sur les titres les plus lourds, elle fait tourner la grande majorité du catalogue de façon fluide. Et le jour où je voudrai plus, il suffira de changer la carte graphique.

Et face à une PS5 ?

C’est la question qu’on me pose à chaque fois. Comparons avec une PS5 standard (pas la Pro), édition avec lecteur.

Ma Steam Machine PS5 standard
Prix d’achat ≈ 445 € ≈ 550 €
Puissance graphique brute correcte ≈ 2 fois supérieure
Cible de jeu 1080p 1080p à 4K
Prix des jeux promos Steam permanentes, souvent -50 à -90 % souvent 70 à 80 € à la sortie
Jeu en ligne gratuit abonnement PS Plus obligatoire (≈ 80 €/an)
Bibliothèque toute ma ludothèque Steam, plus l’émulation rétro jeux PS5 et PS4
Exclusivités Sony beaucoup arrivent sur PC, avec du retard toutes, dès leur sortie
Évolutivité chaque pièce se remplace aucune (sauf le stockage)
Usage hors jeu c’est aussi un vrai PC multimédia uniquement

Côté puissance, la PS5 gagne, c’est indiscutable. Son processeur graphique est environ deux fois plus puissant que la RX 6500 XT, et elle vise des résolutions plus élevées.

Mais sur la durée, le calcul s’inverse. Le PS Plus, indispensable pour jouer en ligne, coûte environ 400 € sur cinq ans. Côté jeux, sur Steam on achète en promotion, souvent à une fraction du prix console. Et j’ai déjà des dizaines de jeux dans ma bibliothèque Steam, que je retrouve sans rien racheter.

Pour quelqu’un qui joue en 1080p sur la télé du salon, qui aime les promos et le rétro, et qui veut un appareil qui évolue avec le temps, la Steam Machine DIY est le choix le plus économique. Pour qui veut les exclusivités Sony dès leur sortie et le maximum de qualité graphique sans réfléchir, la PS5 reste imbattable.

Le plan

  1. Monter le tout et régler le BIOS pour qu’il puisse se réveiller depuis la manette.
  2. Installer SteamOS, puis activer l’accès à distance pour l’administrer depuis mon homelab.
  3. Installer EmuDeck pour l’émulation, avec les jeux et les BIOS stockés sur le NAS et partagés sur le réseau.
  4. Réveiller la console avec la manette. Ma 8BitDo Ultimate a son dongle 2,4 GHz dans sa station de charge : un appui sur le bouton Home doit suffire à sortir la console de veille.

La suite

Ce premier épisode pose les bases : le projet, le matériel et le budget. Rien n’est encore monté ni installé. Voici ce qui arrive :

  1. Le montage : tout le matériel prend place dans son boîtier, avec le soin du câblage et le réglage des ventilateurs pour garder une machine silencieuse.
  2. L’installation : SteamOS, puis EmuDeck pour l’émulation, et enfin tous les jeux, récents comme rétro, avec la bibliothèque rétro stockée sur le NAS.
  3. Les tests : de vrais chiffres en jeu, en images par seconde, pour vérifier si la promesse du 1080p confortable est tenue… et refaire le match face à la PS5, cette fois manette en main.

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