Mon homelab en 2026 : tour du propriétaire
Un serveur, un NAS, un lien 10 Gb/s et une trentaine de services : voici comment est organisée l'infra qui tourne chez moi, et pourquoi.
On me demande souvent « mais ça sert à quoi, tout ça ? ». Réponse courte : à apprendre en vrai, et à reprendre la main sur mes données. Voici le tour du propriétaire, sans entrer dans les détails sensibles.
Le matériel
- Un serveur HPE ProLiant ML150 Gen9, sous Proxmox VE. C’est l’hyperviseur : il héberge toutes les machines virtuelles.
- Un NAS maison sous Linux, avec des pools ZFS : un pour les archives et les médias, un pour les services, un pour les sauvegardes.
- Un lien direct à 10 Gb/s entre les deux, réservé au stockage et aux sauvegardes.
Les services
Une dizaine de machines virtuelles se partagent le travail :
| Rôle | Ce qui tourne |
|---|---|
| Fichiers et photos | Nextcloud, Immich |
| Documents | Paperless-ngx |
| Multimédia | Jellyfin et l’automatisation qui va avec |
| Maison | Home Assistant, Frigate pour les caméras |
| Identité | Authentik, pour une authentification unique |
| Supervision | Prometheus, Grafana, alertes sur téléphone |
| Mots de passe | Vaultwarden |
Les principes
Tout est sauvegardé. Chaque nuit, les petites machines sont sauvegardées sur le NAS ; les grosses, chaque semaine.
Rien n’est exposé sans raison. L’accès à distance passe par un réseau privé chiffré. Seul ce qui doit être public l’est, derrière un proxy.
Tout est documenté. Un dépôt Git décrit chaque machine, chaque choix et chaque incident.
Et ensuite ?
Le NAS va recevoir une nouvelle carte mère et davantage de disques. Et la grande question reste ouverte : une copie des photos de famille hors de la maison. Parce qu’un homelab sans sauvegarde externe, c’est un risque assumé… pas une stratégie.